GELVES et nos visites à SEVILLA - casa de Pilatos

Publié le par voilier-coquillage

 

 

 

SEVILLE – Casa de Pilatos

 

 

Lundi 27 juin : Jac va au ship de Puerto Gelves, avec sa liste de fournitures. Le bateau est prêt pour la peinture.

Température à l'ombre, à 19 heures – Mais combien fait-il au soleil de 14 h ?

 

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Mardi 28 juin : Je pars pour Séville.

J'hésite entre deux visites possibles : le Palacio de Lebrija et la Casa de Pilatos.

Je choisis ce dernier. Son accès est un peu compliqué. Il faut suivre attentivement le nom des petites rues sur mon plan. En chemin, bien sûr, il y a des croix sur les toits.

 

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Les rues sont étroites, et les façades colorées. Toujours de beaux patios pour qui sait regarder: une porte entr'ouverte qui donne sur la rue, un vestibule en azulejos et une grille qui donne accès à l'habitation et son patio.

 

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J'ai du mal à trouver la Casa de Pilatos. Seulement un porche, ouvert sur une petite place. Mais une fois le porche passé, c'est un superbe palais (un de plus) du 15e siècle de styles mudéjar, gothique et renaissance. Il est la résidence, de la 18e duchesse de Madinacelli, et depuis plus de cinq siècles dans la même famille.

 

 

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La visite peut être scindée en deux parties. Le rez-de-chaussée 5 € et la visite guidée (espagnol/anglais) de l'étage 3 €. Il faut absolument prendre aussi l'étage. Je n'ai vraiment pas regretté. Rien à voir avec le rez-de-chaussée. Le tout faisant un ensemble très varié et très intéressant.

 

Tout d'abord, pourquoi ce nom de casa de Pilatos ? Au 16e siècle, le propriétaire du palais fait un voyage à Jérusalem. Il est ébloui par le palais qui fait référence à Ponce Pilate, préfet romain de Judée au 1er siècle. Il aurait alors reproduit à Séville le palais de Jérusalem.

 

Au rez-de-chaussée : patios, jardins fleuris et parfumés

  

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Dans un autre jardin, sculptures grecques et romaines

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Des sculptures ont été ramenées de Rome, Naples et Pompéi. D'autres proviennent du site archéologique d'Italica (ancienne Hispalis), à une dizaine de km de Séville.

 

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Bustes d'empereurs romains et de belles patriciennes.

 

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Un autre jardin. Toujours des fontaines pour la fraîcheur.

 

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Je termine ma visite du rez-de-chaussée par une petite chapelle surprenante : des fauteuils, une colonne romaine, des chandeliers à six branches dont la 7e est remplacée par une croix, des murs en azulejos.

Capilla de la Flagelación

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Enfin, dans une autre pièce, un tableau du peintre espagnol José de Ribera (17e s.) : la Mujer Barbuda.

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La napolitaine Magdalena Ventura est âgée de 52 ans et pose avec son mari et son fils.

Son histoire est écrite en latin à droite du tableau.

A l'age de 37 ans, une barbe lui est venue. Elle a eu 3 enfants.

J'en déduis qu'elle avait 52 ans pour le petit dernier (cqfd).

 

 

Avant de monter à l'étage pour l'heure de la visite guidée, j'admire une fois de plus les azulejos sur les murs et les plafonds finement travaillés.

 

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A l'étage : de grands salons richement meublés, une salle-à-manger avec une immense table et ses deux chaises se faisant face aux extrémités, de la vaisselle, des tapis en partie roulés pour nous laisser le passage, beaucoup de tableaux aux murs, des plafonds sculptés... On a l'impression que quelqu'un y vit. J'ai posé la question au guide. En fait, seule une autre partie du palais est effectivement habitée.

(Les photos ne sont pas autorisées, à l'étage).

 

En redescendant :

Certaines peintures sont en travaux de rénovation. Un peintre y œuvre Absorbé par son travail minutieux et passionnant, il ne fait pas attention aux visiteurs.

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Ma visite terminée, je reprends mes petites rues aux façades colorées. J'ai du mal à retrouver mon chemin. Je cherche la Giralda pour m'orienter, mais les ruelles étroites ne permettent pas d'apercevoir mon point de repère. Je finis par me retrouver subitement près de la cathédrale.

 

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Retour à Puerto Gelves...

Le soir, nous sommes invités à diner à bord de TROLL. Il y avait nos hôtes Pierre et Any, et Benjamin et sa compagne espagnole. Leur bateau est au mouillage et nous à terre. On a passé un petit coup de fil à Pierre pour qu'il vienne nous récupérer au ponton avec son annexe. Depuis un mois, ils envisagent toujours de partir pour le Brésil, en faisant un détour par Sète pour une festivité familiale.

 

On a appris qu'ici beaucoup de bateaux hivernent. Il y a une très bonne ambiance, avec des voiliers de toutes nationalités. C'est vrai que c'est un lieu très agréable (voir nos premiers articles sur Gelves). En décembre, il y a des crues importantes et le fleuve est monté de plusieurs mètres. Si on est au mouillage, il faut choisir le bord où le courant n'entraîne pas les branches.

 

 

Jeudi 30 juin : On n'a pas pu reprendre une connexion 3G pour un mois. Vodafone ne fonctionne plus en prépayé, pour un certain temps. Comme nous sommes trop loin dans le chantier pour capter la wifi gratuite de Puerto Gelves, je vais avec mon ordinateur (non portable) près du bureau et m'installe sur un rebord de trottoir, derrière un bateau pour être à l'ombre et pouvoir me brancher aux prises chantier. Ce n'est pas confortable, mais mieux que rien.  

 

Puerto Gelves (les immeubles autour de la marina)

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Info pour les voiliers à venir à Gelves :

Le ship de Puerto Gelves met la clé sous la porte (provisoirement).

Nous, on a eu de la chance car il bradait beaucoup d'articles. Jac en a profité.

 

 

Vendredi 1er juillet : Coquillage se fait une beauté. Jac prépare pour la peinture.

 

Dimanche 3 juillet : Le voilier TROLL part, lui aussi. On se retrouve les seuls français à rester... au chaud. Mais les travaux avancent : masticage, ponçage, enduit, ponçage... peinture.

 

De temps en temps, un patron passe voir Jac. Et à chaque fois la même phrase : mucho trabajo, poco dinero (beaucoup de travail, pas beaucoup de sous). Ce patron espagnol a encore de la chance, car d'autres sont sans travail. Mais l'ambiance est chaleureuse, malgré le contexte. On se dit bonjour et cause un peu à l'occasion. Le week-end ne se différencie pas des autres jours. Tout le monde travaille. On a un peu l'impression d'une course contre la montre pour finir avant les grosses chaleurs, et mettre les bateaux à l'eau.

 

petits coquillages

 

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