GELVES - près de Séville
Lundi 25 avril : Encore de la brume, une partie de la matinée. Mais quel calme, si ce n'est le chant des oiseaux ! Nous sommes à la campagne. Pourtant, Séville est à 3 km. Le mouillage est reposant. Les cargos ne remontent pas, ici. Ils prennent le bras du fleuve avec l'écluse pour Séville.
Mouillage de Coquillage sur le fleuve

Ça nous fait tout drôle d'être en voilier sur un fleuve. Pour aller à terre, on met à l'eau la petite annexe. Jac rame jusqu'au ponton. Pas de vagues, bien sûr. Mais il reste près de la rive pour avoir moins de courant. Ce serait un comble de regarder l'heure de la marée. Cependant, en ce moment, il y a encore 2 m de marnage.
Mouillage de Gelves
Nous passons au bureau de Puerto Gelves avec les papiers du bateau et nos cartes d'identité. Dans un premier temps, nous prenons trois mois de stationnement... à terre. Jac s'est décidé pour les travaux qu'il avait repoussés jusqu'à présent. On a rendez-vous pour la mise à sec de Coquillage, demain à marée haute.
Il va nous falloir gérer la vie à bord d'un bateau à terre : échelle pour monter à bord ; tuyau entre l'évier et le caniveau ; nos wc chimiques à la place des wc marins, un taud pour se protéger du soleil, etc ; et donner du courage à Jac pour les travaux. Ce n'est pas la meilleure saison pour travailler. Il va faire très très chaud. L'été, c'est +40° à l'ombre. Certains étés, ça monte à ... 55° à l'ombre. Il paraît que même la nuit, c'est canicule. Mais on se garde aussi des moments de détente pour visiter Séville, peut-être Cordoue... et un bon mois en France pour moi.
Gelves, petite ville tranquille
A Puerto Gelves, pour l'instant on n'a pas d'accès wifi. Nous sommes donc allés traîner en ville pour chercher un locutorio, ou un cyber café. On a encore besoin de prendre la météo. Pluie, vent, rosée, taux d'humidité sont importants pour les travaux en extérieur. Rien trouvé !
Finalement, on part pour Séville et on craque pour une clé 3G avec abonnement d'un mois. C'est pratiquement le même budget que nos nombreux passages au cyber. Il nous suffira de recharger la carte, dans n'importe quel pays, selon nos besoins.
Pour une première approche, Séville nous a semblé un autre monde. On débarque de notre campagne, en plein centre ville ! C'est la grande ville. Beaucoup de monde dans les avenues, des voitures, des calèches, des tramways, un métro, des parcs et la préparation de la Feria. On a entrevu la cathédrale et la Giralda. Bien sûr, nous y retournerons... en touristes.
Mardi 26 avril : Sortie d'eau du bateau. Mise à terre de Coquillage, après 8 mois sur l'eau. Sniff !
Marina Puerto Gelves – au fond le portique qui va soulever le bateau.
(zoomez sur la photo... même pas le vertige !)
… et la marina, vue de tout là-haut sur Coquillage suspendu dans les sangles.
Le varadero (chantier et stationnement des bateaux)
Pour les tarifs, voir le site www.puertogelves.com
Horaires du bureau : 9 h – 15 h (parfois fermé ½ h quand la secrétaire a envie d'un café)
Horaires chantier : 9 h – 14 h et 16 h – 18 h
La sortie d'eau/mise à l'eau se fait à marée haute.
Mercredi 27 avril : Pas de vent, ciel bleu, 28° à l'ombre. Jac hisse la grand-voile. Non, on ne part pas en navigation. On fait sécher les voiles pour les ranger.

Coquillage est stationné dans le fond du chantier, en bordure d'un champs d'orangers. La terre, près des arbres, est recouverte d'herbes. Par les hublots, on ne voit que du vert. Ça nous donne une impression de fraîcheur. Une impression, seulement ! Dans l'herbe, quelques poules naines et des canards picorent. Un cadre champêtre pour un voilier à terre. L'environnement aurait pu être pire. Ça nous console un peu de ne plus être à flot.
Avec le fleuve et la chaleur, on craignait pour les moustiques. Mais il y en a très peu car pas loin d'ici il y a des champs de riz. Et ils sont traités contre les insectes.
Croisé radio-ponton (déjà !) : un jeune français qui travaille sur les bateaux, ici depuis un an. On apprend toujours autant de renseignements utiles.
Infos pratiques : Le petit ship de la marina est bien achalandé. Ils travaillent avec AD et autres, pas cher. Il y a un Bricorama accessible à pied, et un Leroy Merlin (le plus gros d'Andalousie). à 10 minutes avec le bus (arrêt San Juan bajo -au métro), puis 10 minutes à pied.
A Gelves, une ferretería (quincaillerie) où on trouve pas mail de choses. Pas de problème pour le bois et l'époxy. Donc, au travail !
Toujours à Gelves, dans la rue principale, l'Ayuntamiento (la mairie) met des ordinateurs et internet à disposition, près de la papelería (marchand de journaux-papeterie)
Si on prévoit pas mal d'allées-et-venues en bus, prendre une carte dans cette papeterie.
Pour le plein des grosses bouteilles de gaz, le bureau de Puerto Gelves peut s'en occuper. On dit « bureau », et non capitainerie, car c'est écrit oficina. Pour l'alimentation : un petit supermarché sur les quais, d'autres en ville, et LIDL et Mercadona à 15 minutes à pied, en longeant la voie rapide.
Vendredi 30 avril : Nous sommes maintenant à terre depuis 4 jours. Mais non, le bateau ne flotte pas. Ce sont les feuilles des arbres qui bougent.
Quand le soleil est là, il commence à faire bien chaud. Mais il y a aussi des averses. Et ce n'est pas la petite pluie de Carthagène. Mais bon, si on est inondés on pourra toujours flotter.
Après la pluie
Les nuits sont fraîches, pour le moment. La température peut descendre à 12° et avoir 15 à 20° d'amplitude sur une journée. Ça grimpe très vite à partir de 11 heures.
Lundi 2 mai : Dans quelques jours, Jérôme et Marine seront à Séville. Jac n'a pas vu son neveu depuis très longtemps. En pleine semaine de Feria, ils se sont trouvés un petit hôtel à Dos Hermanas, à 10 km au Sud de Séville.
Nous les attendons avec joie. Quand on part en navigation, les visites sont généralement compliquées. A terre, chacun a ses obligations professionnelles et familiales. Et en bateau, on n'a pas toujours un lieu et une date prévisibles. On peut même être inaccessibles. Là, les conditions sont meilleures, puisque nous sommes «immobiles» pour quelques mois, et dans un lieu d'accès relativement facile (avion, bus, voiture, bateau à terre...).
Mardi 3 mai : Nous sommes allés à la Feria de Séville. Nous mettrons cet événement unique en son genre dans l'article suivant, séparément.
Mercredi 4 mai : Diner-barbecue géant avec une dizaine de bateaux. Bateaux au mouillage, au ponton ou à terre. On parle anglais, on cause espagnol, on discute français. Très enrichissant et très sympa. On nous met en garde pour travailler pendant les chaleurs impossibles de l'été. Du coup, Jac s'accélère pour ses commandes bois, époxy... Il va commencer par les gros travaux.
S'il fait trop chaud pour les finitions, on remettra Coquillage à l'eau. Un bateau à terre récupère la chaleur extérieure depuis la coque jusqu'au pont. Par contre, quand il est à l'eau, la coque étant en contact avec une eau disons à 25°, ça tempère la température intérieure du bateau.
Le Guadalquivir à Gelves
Le monde est petit. On était avec TROLL, une connaissance (Formentera) d'HELIOS et CHALATTE. On trouve parfois son voisin au hasard des escales. Ici, sur le chantier, un cata qui était au Gapeau à Hyères.

