Lagune de Faro : CULATRA

Publié le par voilier-coquillage

 

 

PORTUGAL

Lagune de FARO : CULATRA (Ilha da Culatra)

 

 

Mardi 4 octobre 2011 : Départ d'Alvor pour la lagune de Faro. 10 heures de nav. Le vent n'a pas tourné à l'ouest, mais il était faible. Donc voiles + moteur. Soleil chaud toute la journée, comme en plein été. La mer est encore à 25,5°.

 

Vue de la mer, la terre nous offre ses falaises et ses grottes. Puis, au delà de Vilamoura, la plage de sable s'étire sur 20 km, pour les amateurs de solitude. En fin de journée, on est à la hauteur de l'aéroport de Faro. Il y a encore 8 miles jusqu'à la passe d'entrée dans la lagune. Ça paraît long !

 

La côte défile : Portimão... Carvoeiro... Vilamoura.

 

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Nous n'allons pas mouiller devant Faro car il y a beaucoup de courant. Jac connait déjà les lieux pour s'y être arrêté sur le faux départ vers les Açores, fin juillet. On pose l'ancre au nord de l'île de Culatra. Le mouillage est très vaste. Il y a d'autres voiliers et aussi des pêcheurs qui vont poser leur filet avec leur barque.

 

Mercredi 5 octobre : On fait 0,6 miles pour un mouillage sympa et peu habituel dans très peu d'eau (voir aussi article « Le Portugal », premier passage de Jac à Culatra). Pas de problème pour nous, quille haute. On s'échoue. C'est super calme et super tranquille. A marée basse, Jac en profite pour nettoyer la coque. Il retire, à la spatule, les coquillages sur l'hélice. Je pars ramasser quelques coques et palourdes pour l'apéritif.

 

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Le rivage est à quelques mètres de nous. Dès que la mer descend, on y va à pied. Autour de nous, des sédentaires sur ce qui fût un bateau qui naviguait. La moitié de leur bateau est sur la dune dès que la mer commence à descendre, l'autre moitié dans l'eau pour quelque temps seulement. L'un s'est construit un atelier sur le rivage, l'autre a deux oies... Personne ne semble s'ennuyer. Ils bricolent, jardinent, discutent à l'occasion. Ici, le temps s'est arrêté, sous le soleil portugais du « lagon » de Culatra (voir Pages : cartes).

 

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Un voisin vient nous dire bonjour. Il nous parle en français. On n'est plus habitués ! Nous retenons une phrase : Ce matin en me réveillant je suis vivant. C'est encore une belle journée (navigateur âgé de 86 ans).

 

Jeudi 6 octobre : Nous allons à terre. L'île de Culatra fait 6 km de long, sur 1 km de large. Il y a un petit village, un peu envahi par le sable. Pas de voitures. Tout est transporté par des tracteurs munis d'une pelleteuse. On se croirait complétement ailleurs, hors du temps. Tout est indolent, calme. Même les chiens marchent au ralenti. On croise quelques habitants et les salue d'un bom dia. On fait une pause café avec des tartines grillées. Les tables sont sur le sable. Le linge sèche à côté. Jac est déjà passé à Culatra, en juillet. Il n'y avait pas plus de monde.

 

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L'église

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Les maisons sont basses, avec des petits jardins bien soignés. Les arbres sont en fleurs. Il y a des bougainvilliers, des bignonias, des grenadiers, des papayers, des bananiers... mais pas une herbe. Il fait chaud, sans un souffle de vent. On est en octobre !

 

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Dans l'après-midi, on va marcher le long du rivage et dans les dunes. Personne.

La plage de sable est belle. On marche sans en voir la fin. Il y a beaucoup de coquillages.

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Dans notre lagon, à marée basse c'est l'heure des petits oiseaux. On les a baptisés « les machines à coudre ». Ils picorent dans quelques centimètres d'eau salée... à la vitesse de la couture électrique. On ignore leur nom. Ils marchent aussi très vite.

 

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Un peu plus timides, deux cigognes et des aigrettes.

 

Vendredi 7 octobre : Au réveil, pas un nuage dans le ciel, pas une ride sur la mer qui remonte rapidement. Pas un bruit. Il n'y en aura pas plus dans la journée. Aucun sillage. Ici, c'est le calme absolu. Quelques pêcheurs de coquillages remontent vers la rive avec leur seau. Ils reviendront gratter le sable à la prochaine marée basse, courbés plusieurs heures. Les uns ramassent des coques pour leur repas, les autres des petits crabes pour les pêcheurs en barque.

Les autres pêcheurs de Culatra – Au loin, Olhão.

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La sortie du lagon

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Coquillage échoué (au milieu de la photo) – Au loin, Olhão.

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Pour nous aussi, la marée nous conditionne pour aller à terre. Si on part à pied du bateau, il faut penser qu'au retour on peut avoir besoin de l'annexe pour revenir. Deuxième problème, les wc. Pas d'arrivée d'eau de mer à marée basse, et ne pas évacuer vers l'extérieur. Enfin, pour ressortir du lagon avec le bateau, il faut bien sûr attendre la marée haute, et de jour. Pour la météo, dans notre coin isolé, on capte tout de même internet avec notre clé 3G Vodafone.

 

Dimanche 9 octobre : Nous sommes invités à diner chez Yann et Carole. A quelques mètres de leurs 2 bateaux, Yann a aménagé un coin repas sur une restanque de la dune : 6 chaises, une planche de bois pour servir de table, un barbecue-four fabrication Yann. Des murs végétaux faits avec des algues, clôturent l'ensemble. Nous dinons à 18 h, avant la tombée de la nuit, car il n'y a pas d'éclairage. Moments très agréables. Nous sommes 5 : un allemand, une anglaise, un italien et nous français. On adopte l'anglais pour tous nous comprendre.

 

Demain, à marée montante, nous sortons du lagon. Nous allons vers les autres îles de la lagune.

 

petits coquillages 

 

 

 

 

 

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A
<br /> <br /> COQUILLAGE un voilier en bord de terre... C'est bien vrai ! ça donne vraiment envie votre périple portugais. Quand à nous, toujours en France où la météo est encore estivale. Profitez bien de ces<br /> moments de bonheur, on vous embrasse à bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
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