LES ACORES, arrivée PONTA DELGADA
L'ARCHIPEL DES AÇORES
SÃO MIGUEL
premiers jours
« Il y a quelque chose de magique à voir s'élever la terre du fond de la mer »
(Chateaubriand)
9 avril 2013 : Enfin les Açores ! Nous sommes arrivés hier à Ponta Delgada, capitale de l'île de São Miguel. Pour aller aux Açores en voilier, la meilleure route est celle qui part des Antilles et va vers l'Europe. Depuis Séville ou l'Algarve, la navigation est très inconfortable car on a le vent de face. Bon, on n'a plus envie d'être secoués pendant des jours ! C'est donc en avion qu'on est arrivés ici.
Quelques photos entre Séville et Lisbonne...
A gauche, près de Séville. Le vert est très provisoire. Il fait déjà 32°, début avril.
A droite, l'embouchure du Guadalquivir et les dunes de Matalascañas.
Le vol est court. Voici déjà Lisbonne et son fameux pont. L'avion survole la capitale à très basse altitude car l'aéroport est en ville.
A Lisbonne, notre escale dure sept heures. On a largement le temps de faire un tour en ville, et de trouver un petit restaurant pour une bonne soupe portugaise.
Lisbonne – Ponte de 25 de Abril – Le pont du 25 avril, sur le Tage.

Et nous voici sur le tarmac. On vient de descendre de l'avion Séville-Lisbonne. Petit modèle, avec seulement 2 sièges de chaque côté du couloir. Mais on nous a servi une collation. Ce qu'on n'a pas sur les vols low cost, dont on est habituellement usagers pour nos retours en France.

On dépose nos bagages-cabine à la consigne, et on prend le métro pour le centre ville. Un rapide aperçu autour du quartier Alameda...
C'est immense. Au loin, une gigantesque cascade (zoomée, photo de droite). Sur la photo, on n'arrive pas à les voir, mais il y a des personnes devant la cascade. Les voitures donnent une vague idée de l'échelle.
On continue dans le grandiose. Et même les arbres prennent de la hauteur.

Et pour terminer ce très rapide aperçu de la capitale portugaise, la banque Caixa.

Retour à l'aéroport. On a bien géré le décalage horaire d'un heure avec l'Espagne.
Arrivée Ponta Delgada à 20 h, heure locale. Encore une heure de décalage horaire avec le continent. Manuel et Lina, accompagnés de leur plus jeune fille, nous attendaient. Accueil très chaleureux. Leur bel appartement est bien situé, au calme. Tout super. Cartes et documentation sur l'île, pour nous éviter l'Office du Tourisme... Ils nous expliquent ce qui est à voir, comment y aller... Et pour conclure, ils nous disent qu'aux Açores l'accueil est très important. Il y a peu de visiteurs étrangers. Tout est fait pour le bonheur et le bien-être de celui qui y vient. Ainsi, de retour dans son pays, il pourra faire connaître la gentillesse des habitants et la beauté de leurs îles.
Mais avant d'approfondir, une petite présentation...
- Présentation -
Tout le monde connaît l'anticyclone des Açores, qui assure du beau temps sur l'Europe. Mais c'est quoi, et c'est où, les Açores ?
C'est un archipel de 9 îles en plein Océan Atlantique, à 1.400 km du Portugal, 2.500 km du Canada et 3.900 km de New York. Entre l'île la plus à l'Est et celle la plus à l'ouest, 600 km.
Environ six jours de mer, depuis le continent. Deux heures de décalage horaire avec la France. Mais malgré leur éloignement géographique, elles font partie du continent européen.

La plus haute montagne du Portugal est sur l’île de Pico, à 2.351 m d'altitude. En hiver, son sommet est enneigé. L'archipel fait partie de la Macaronésie avec Madère, les Canaries et le Cap Vert.
Quand ont-elles été découvertes ?
L'île de São Miguel serait la dernière partie émergée du légendaire continent Atlantide...
D'autres parlent des Phéniciens, des Vikings.. Son existence apparaît sur des cartes, au 14es.
Les historiens retiennent le 15e siècle pour l'arrivée de marins portugais sur ces îles inhabitées. En accostant les îles, ils aperçoivent beaucoup d'autours (éperviers), açor en portugais, « açores » au pluriel. Quelques 20 ans plus tard, des colons flamands s'y installent, puis des bretons, des irlandais... Au 16e s., après une domination espagnole, les îles sont à nouveau portugaises. Et en 1976, l'archipel devient une région autonome du Portugal.
Et c'est comment, là-bas ?
Première impression : une île aux embruns atlantiques, calme et paisible. Le paysage est inhabituel, très vert, plutôt montagneux. La capitale, Ponta Delgada, est reposante. Personne ne court.
On met ordinateurs et montres à l'heure du fuseau horaire. Les appareils photos sont prêts. Nos jambes aussi. J'ai révisé mon portugais. Et, sans oublier les K-ways, on part à la découverte de l'île.

Nos premières photos d'une capitale... et, bien sûr, à la fin de notre voyage on fera un album-diaporama. On ne peut pas tout mettre dans nos articles, et il faut souvent réduire les photos.
9 avril : Ponta Delgada
Le premier jour, le vent souffle fort et le ciel reste gris. Tout ressemble à des photos en noir et blanc. Les églises sont blanches, bordées de noir. Les habituels pavés du Portugal sont gris, parfois en pierre volcanique, mais restent très décoratifs. Et dans les jardins, les sentiers sont faits de petites pierres venant sans doute d'un vieux volcan pas loin...
Notre rue
Il n'y a pas loin à aller pour trouver la première église. Celle-ci est sur le sommet d'une mini-colline, en pleine ville. Car les rues montent, descendent, remontent. La mer surprend parfois à l'angle d'une rue. Elle n'est jamais loin.
Derrière l'église, la mer. Devant l'église, les dômes volcaniques.

Les rues sont pentues et les trottoirs pavés décoratifs, comme en Algarve.

Tous les genres se côtoient. Vieilles bâtisses usées par l'humidité et les ans. Façades colorées. Style presque chinois, comme les toitures de Tavira..
Mais toujours une dominante gris/noir et blanc... Ici, en bord de mer.
La nouvelle marina, moins bien protégée de la houle que la plus ancienne. Quoique... Mais ça souffle en mer, aujourd'hui.
Promenade du bord de mer. Devant le paquebot de croisière, c'est le trois mâts « Le Ponant », celui qui avait été attaqué par les pirates en Somalie. On l'avait déjà croisé lors de notre tour de Corse avec Coquillage version trimaran.

Encore quelques photos de la ville, toujours en noir et blanc (et le ciel s'en mêle).
Près du bord de mer, trois portes construites au 18e s. Elles sont devenues le symbole de la ville. Portas da cidade

Le metrosidero, un immense arbre qui vient du continent australien. Celui-ci a 150 ans.
Enfin, une petit touche de couleur. Un vert surprenant, d'ailleurs !
Et l'église N/B. Demain, on cherchera de la couleur... et peut-être aussi du ciel bleu.

10 avril : Ponta Delgada
Nuages alternent avec soleil. On va au Jardim José do Canto. Entrée 2,50 €. C'est un beau jardin botanique avec une végétation qu'on ne s'attendait pas à trouver ici. Sans doute le commencement de nos surprises. Et déjà, les premières fleurs d'hortensia.

Les plantes n'ont pas pas de problème d'eau. Le ciel les arrose régulièrement. Et il ne fait ni trop chaud, ni jamais froid, tout au long de l'année. La température est également la même, de jour comme de nuit.
Après le jardin, retour par le bord de mer et les deux marinas. La plus récente est pratiquement déserte. L'ancienne n'est pas très pleine. Ce n'est pas la meilleure saison.
Par contre, pour les paquebots de croisière, les affaires marchent bien. Hier, c'était un autre paquebot.
Et pour finir la journée, le ciel devient bleu.
12 avril : en ville, à Ponta Delgada
Palácio da Conceição
Il y a aussi un campus universitaire, dans un cadre magnifique.
Et pour terminer ce premier aperçu de la ville, Alameda do duque de Bragança.
Dans ce lieu les troupes de libération s'exercaient, avant leur départ pour le continent contre les absolutistes (19e siècle, guerre des Libéraux).

Prochain article : la côte Ouest...

