Les terrasses d'OLHÃO
- Automne 2014 -
Culatra : Un couple de portugais part ramasser les coquillages, comme beaucoup d'autres à chaque marée descendante...

Le ferry de 9 h 30... au départ de Culatra.

On ne rentrera qu'avec celui de 17 h 15. Une journée bien longue à Olhão, à cause d'une histoire de dentier abimé...
Au Portugal, il y a beaucoup de cabinets dentaires et peu de clients. Alors, l'accueil est à l'image de ce pays chaleureux. Je n'ai pas pu m'expliquer en portugais. Tout s'est donc passé en anglais. Le secrétaire fait venir de Faro (8 km x2) un prothésiste pour que je puisse avoir ma réparation dans la journée. Et pour un prix très bas. Heures d'ouverture (si vous avez un problème dentaire) : 9 h - 13 h / 17 h - 22 h. De bien longues journées !
En attendant de récupérer la pièce réparée, on farniente en parcourant la ville et ses maisons-cubes, appareil photos en main. Olhão n'a été édifiée qu'au 18e siècle, sur l'emplacement de cahutes de pêcheurs. La ville cubiste devrait son architecture aux relations commerciales qu'elle avait avec l'Afrique du Nord.
Kubo (le Cube), symbole de la ville.

Les maisons ont le plus souvent des toits plats qui cachent des terrasses derrière un muret de 80 cm de haut. En regardant bien les constructions, on voit une hauteur inhabituelle au-dessus des fenêtres. C'est là que se cachent les toits-terrasses. Certains y construisent même un nouveau cube, avec à nouveau une terrasse.







Façade recouverte d'azulejos.


Enseigne... d'une pharmacie.

La deuxième semaine de septembre, il y a encore beaucoup de touristes sur le continent. Surtout des anglais, à cette période. Toujours autant de monde sur les ferries, d'autant plus qu'ils ont pris leurs horaires de mi-saison, avec moins de trajets.
Au mouillage de Culatra, devant le port de pêche, il y a maintenant une quarantaine de voiliers. Sans compter le mouillage dans l'anse Est... La plupart sont en partance pour les Canaries et les Antilles.
Les jours racourcissent. A 7 h 30, il fait à peine jour. Mais encore 20°. Le vent thermique ne souffle plus. A 20 heures, c'est presque la nuit.
… Puis, retour un mois en France
Novembre :
Il est temps maintenant de penser à hiverner. Le soleil est bas et les journées courtes. La température fraîchit, surtout la nuit. Les pluies vont commencer... Comme l'hiver dernier, on met Coquillage à terre chez Bruce, au chantier Nave Pegos de Faro.
Le 5 novembre, on prend le premier ferry au départ de Culatra. Puis Olhão-Faro. On va au chantier pour prévoir notre mise à terre. Rendez-vous rapide : sortie d'eau programmée pour demain. Retour Faro-Olhão en train, 11 minutes.
Puis le ferry de 11 h pour revenir sur l'île. A midi, on est pas loin de marée haute, fort coefficient. Jac m'avait dit de mettre mon maillot de bain car on aurait de l'eau pour traverser la dune. Le bras de mer, qui fait environ 30 m à marée haute, n'est encore qu'une simple petite rivière. Mais on voit la mer s'étendre à vue d'oeil. Un quart d'heure de plus et il aurait bien fallu le maillot de bain.
On rentre à bord avec l'annexe laissée sur le rivage. Ici, la mer est déjà haute. Repas, puis préparation du bateau pour sortir du lagon rapidement. Côté météo : ciel tout bleu, du vent, 18° dans l'eau et 24° dans l'air.
Sortie du lagon à 14 h. La mer commence à redescendre depuis une heure. Le courant nous porte jusqu'à la passe d'entrée océan-lagune où nous prenons la bifurcation pour Faro. Là, le courant est contre nous car on ne prend plus la direction de la sortie vers la mer. Mais on se maintient à 3,5 nds.
Bien sûr, à marée haute tout ce qui est vert est recouvert par la mer... Il faut bien suivre les bouées du chenal, puis les piquets de bois à la fin du parcours.
-carte à zoomer-
Jac navigue à vue. Il commence à connaître les lieux ! Moi, je ne m'y fais toujours pas. Je n'ai aucun repères sur l'eau, en dehors des bouées. Mais encore faut-il savoir où les chercher dans cette immensité d'eau, d'îles et de bancs de sable.
On arrive tout près du chantier de Faro un peu avant 16 h +1/2h pour trouver le bon mouillage et poser 2 ancres pour ne pas tourner autour d'une seule avec le vent et le courant. Il y a un piquet, le chenal est devenu très étroit et le rivage est proche.
Aurons-nous assez de profondeur d'eau à marée basse ? Actuellement, on a 5 m. On devrait avoir environ 2 m à marée basse. Pas de problème, et la quille est remontée.
Au loin, les mâts des bateaux sur le chantier. Son accès se fait à marée haute par le tout petit chenal à gauche de la photo. Pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, le chantier vient vous guider depuis avant le passage des petits bateaux mouillés dans le chenal.
Ici, on jette les ancres pour passer la nuit et attendre la marée haute de demain.
cormoran

Jeudi 6 nov - Réveil frisquet, moins de 10° dehors, à cause d'un vent du Nord. Et 12° dedans. Mais dans la journée, on aura 25°. Il fait très beau.
Derniers préparatifs. Il y a longtemps qu'on n'avait pas sorti les pare-battages ! Jac redescend la quille pour plus de stabilité dans les manœuvres. On remonte les 2 ancres, et on y va. Manoeuvre pas facile pour se mettre à quai car le vent nous déporte. Mais, comme toujours, Jac maitrise parfaitement... Puis les sangles passent sous la coque. Le bateau sort de l'eau.
15 h : On est redevenus terriens. Jac a complètement remonté la quille pour être le plus près possible du sol. Le bateau est cependant sanglé dans le sol béton du chantier, comme tous ses voisins, en prévision des tempêtes. On range le pont et on se branche sur le courant 220V. On prend nos marques pour l'hiver.
Parmi tous ces voiliers parfaitement rangés sur un chantier très propre, déjà quelques connaissances...
Mardi 11 novembre
Ici, ce n'est pas un jour férié... Il est 7 h 30. Le vent est passé au Nord-Ouest, sa direction favorite. Il a plu dans la nuit, mais l'air est doux, 18° à cette heure matinale. Novembre est le mois des pluies et des éclaircies. Aujourd'hui ciel bleu, demain pluie. Un air de Bretagne... en plus chaud.

Je continue de mettre en ligne les articles en retard. On a encore pas mal visité le Portugal, en septembre et octobre. On veut profiter de ce beau pays accueillant.
Articles suivants :
de PORTO DE MÓS à NAZARÉ, quatre jours en Estremadura.

