CARTAGENA - LORCA - départ
Mercredi 23 février : Sommes allés à Los Nietos, à ½ h de train d'ici. A mi-parcours, le contrôleur descend avec les passagers pour changer de train.
Los Nietos est un village tout en longueur sur la Mar Menor intérieure. De petites maisons, sans doute construites à la place des cabanons de pêcheurs, sont implantées sur les 2 km de la promenade bord de mer. Au loin, c'est La Manga, étroite bande de terre qui ferme la Mar Menor, où les constructions de vacances ont défiguré le paysage. Pratiquement personne, à cette époque. Les rares personnes croisées parlaient anglais. Vu un facteur faire sa tournée... en quad. On a difficilement trouvé où boire un petit café. Et on nous a accueilli en anglais.
Mar Menor
De retour à Carthagène, nous sommes allés déjeuner dans une petite rue près du port des pêcheurs. Copieux, bon et pas cher. Pour 8 € par personne : potage haricots blancs et chorizo, chipirones (petits calamars) frits, laitue tomates olives, dessert, bière, café.
Jeudi 24 février : Allés en bus au Media Mark du Poligono pour … machine à coudre. Puis au ship de Carthagène, pour cordage. On a tout mis sur notre caddy à roulettes. Déjeuné à l'heure espagnole. Et Jac a sorti la machine à coudre et son mode d'emploi en espagnol. Ce ne sont pas forcément les femmes qui font la couture, surtout en bateau !
En fin de journée, nous sommes allés au supermarché Mercadona. On a acheté un jambon cru entier. On n'a trouvé aucun endroit à l'abri de l'humidité pour le suspendre. Il a fallu le scier pour le caser. La vendeuse nous avait donné un sac textile qui le protègera bien. On l'a mis dans un équipet de la cuisine.
Quelques magasins ont attiré notre attention, dans la Calle Florentina :
La Virgen de los Dolores (la vierge des douleurs) : linge et accessoires pour jeunes enfants
Vêtements pour communiants (3 boutiques dans une même rue)
Vendredi 25 février : Très belle journée. Ciel bleu. 18° à l'ombre. Pas de vent.
Au marché, on a goûté aux premières fraises à 2,30 € non pas la barquette, mais le kg ; Et des olives au kg, à tous les assaisonnements possibles. Il y a toujours une queue à cet étal. Il faut prendre un numéro, comme au rayon charcuterie.
En fin de journée, arrivée de plusieurs bateaux de l'OTAN dans le port, tout près de la marina. Une véritable Armada ! En tout, 14 navires et 3.000 marins (lu sur Google.es /noticias Cartagena). L'un des porte-avions et hélicoptères, fait environ 200 m de long. Très impressionnant. Il y a pas loin de 500 m de queue pour visiter. Et les camions des chaînes de TV espagnole.
Nos amis d'HELIOS sont de retour. Ca fait plaisir de se retrouver. Nous avons aussi de nouveaux voisins. Partis de Belgique, ils remontent sur la Sardaigne.
Ca semblait se préciser pour la mise à terre de COQUILLAGE. Mais Jac décide finalement d'économiser temps, argent et fatigue. Dans l'immédiat, il ne fera pas les gros travaux qu'il avait envisagés. Et il nettoiera la coque lui-même, bateau à l'eau. La mer est à 12,5°. Il faudra patienter un peu, même avec la combinaison de plongée, pour aller voir la quille. L'antifouling peut encore attendre.
Samedi 26 février : Nous changeons de marina. Celle du RCRC bouge trop pour bricoler à bord. Nous étions au premier ponton en arrivant. Petite houle, passages des practicos (bateaux pilotes) ou du Barco Turistíco et des petits bateaux de pêche, effervescence pour la préparation des régates. La saison semble commencer.
Nous sommes partis à la marina voisine, Yacht Port Cartagena, à droite en entrant dans la rade. Il y a de la place. Nous avons payé 2 nuits, pour commencer. C'est un peu plus cher. Pour un mois, le tarif est meilleur. La wifi est en plus, à 5 € la journée ou 30 € la semaine. Au cyber-café, c'est 2 €, voire 1,50 € l'heure. Mais il y a un point internet gratuit près du portail. Et on arrive encore à capter plus ou moins la wifi du RCRC.
La journée nous a paru bien calme et reposante. Jac a pu sortir la machine à coudre et travailler. Pour ne pas être pris au dépourvu, nous avons acheté quelques aiguilles en stock au bazar chinois. On a aussi pris des raccords pour tuyau d'arrosage. Il y a de nombreux bazars chinois en ville, et un hyper bazar au Polígono.
COQUILLAGE à la marina Yacht Port Cartagena,
devant le Musée ARQUA.
En début de soirée, sommes allés sur HELIOS pour un apéritif accueillant. On a toujours plaisir à se retrouver. Puis cyber-café. Retour vers 21 h 30. A cette heure, il y a beaucoup de monde dans les rues. Les uns forment des petits groupes arrêtés pour discuter, les autres sont aux terrasses des cafés. C'est presque l'heure de diner. Les poussettes avec jeunes enfants sont aussi de sortie. Personne ne court. Il y a une certaine nonchalance, très reposante. Une ambiance chaleureuse.
Retour au bateau à son nouvel amarrage. La marina est sécurisée. Nuit comme jour, il faut s'annoncer à un interphone pour qu'on nous ouvre. Nous avons donc donné le nom du bateau, prononcé « coquillaré » en espagnol.
Dimanche 27 février : Un peu de vent de Nord-Est et le bateau touche le ponton. On craint pour les safrans. Les pendilles de la marina sont trop courtes. Demain, on change d'emplacement pour nous mettre sur le quai principal, où les pendilles sont plus éloignées.
Explication pendilles : Ce sont des amarres. On les utilise en Méditerranée pour l'accostage du bateau perpendiculairement au quai. Une extrémité de la pendille est attachée sur le quai, l'autre est attachée à une chaîne posée au fond de l'eau, à quelques mètres de l'emplacement des bateaux. Le bateau est donc retenu d'une part au ponton (ou au quai) par ses propres amarres, et d'autre part côté mer avec les pendilles. Ainsi, il ne recule pas et ne tape pas sur le quai quelque soit le vent.
Lundi 28 février : Nous sommes à Carthagène depuis 3 mois. La météo s'améliore. Jac ne fait pas les gros travaux qu'il avait prévus... Tout du moins dans l'immédiat. COQUILLAGE va donc se préparer tout doucement à repartir naviguer. Nous aussi. Après plusieurs mois d'hivernage, il va bien nous falloir une quinzaine pour tout remettre en route car on a pris l'habitude de prendre notre temps ! Après, il nous faut étudier une bonne météo pour descendre vers Gibraltar. Avant le 10 mars, elle n'est pas encore terrible. On verra. Retraite = prendre enfin tout son temps ! La météo étant notre seule contrainte.
Mardi 1er mars 2011 : Très beau temps. Jac a sorti le bermuda et les tongs. Il entreprend un gros nettoyage du pont avec le tuyau d'arrosage. Et ça en avait besoin ! Moi, c'est nettoyage intérieur. Je n'ai jamais vu autant de poussière que dans un bateau. C'est surprenant.
Vendredi 4 mars : Allés à Lorca avec Anne et Alain, en voiture. Ville dans les terres, à environ 60 km à l'Ouest de Carthagène. Ici aussi, le passé historique est riche. Principalement d'époque médiévale et baroque. Nous avons visité la Forteresse du Soleil et harpenté les rues de la vieille ville. Un ciel gris et quelques gouttes ont écourté notre ballade de l'après-midi. Dommage, car le ciel bleu nous avait accompagné toute la matinée. (quelques photos ont été échangées avec Anne/Alain)
Un peu d'histoire : Après la période romaine, puis l'invasion barbare, Lorca devient zone frontière entre le royaume musulman de Grenade et le royaume chrétien de Castille.
Visite de la Fortaleza del Sol - le paysage de Lorca, vu de la forteresse.
Visite de la Fortaleza del Sol - la forteresse
Visite de la Fortaleza del Sol - ambiance four à pain – réservoir à eau (non, ce ne sont pas des caves).
Visite de la vieille ville – ses porches...
Ses façades anciennes... ou rénovées...
Ses églises...
Et la vieille ville au hasard des rues.
Dimanche 6 mars : Météo ciel gris à partir de demain, et jusqu'à la fin de la semaine. Mais seulement trois gouttes prévues, comme toujours. On commence à regarder de très près la météo marine. Jeudi ou vendredi, il y a vent de Nord-Est. Ca devrait être bon pour descendre plus au Sud.
Nous allons donc quitter Carthagène, après trois bons mois d'hivernage. Nous en garderons un très bon souvenir. On y reviendrait sans hésiter car, même avec tout ce temps passé ici, on n'a pas tout vu.
Le convivial « ponton des Français », en fin d'année 2010. (photo Alain)
¡Hasta luego!... Cartagena... nos amis d'HELIOS qui restent encore, YOL qui n'a pas récupéré son capitaine... CHALATTE qui est parti avant nous...
