Hiver andalou - janvier à mars 2013
Janvier 2013
5 janvier 2013 : Après nos quelques jours de vadrouille vers Cadix et la sierra de Grazalema, Gelves nous paraît bien calme et reposant. Mais ce soir, il y a animation avec l'arrivée des Rois Mages, le Père Noël espagnol.
En attendant, voilà de la visite ! Le gros blanc qui s'aventure jusque devant la porte de descente. Il trouve porte close. Le matin, on n'a pas bien chaud. Quelques degrés seulement. Le radiateur est encore allumé. Dans la journée, le soleil fait remonter la température. Les voyageurs qui stationnent avec leur camping-car sont en short et sortent les transats.

A 19 h 30 précises, ILS arrivent. La nuit vient de tomber. Sur le Guadalquivir, voici le catamaran des Rois. Le voilier s'est fait beau. Il a sorti ses petites lumières..

Il accoste au ponton avec les cris de joie et les « bienvenidos » des enfants. Les Rois saluent la foule. Rapidement, accompagnés de leur Cour ils descendent sur le ponton. Puis montent la passerelle et arrivent sur la terre ferme.
Une longue attente commence alors pour les enfants. Ce n'est que demain matin qu'ils vont découvrir leurs cadeaux. Les parents aussi se font des cadeaux, ce jour-là. A Décathlon, les femmes traînaient au rayon hommes...


8 janvier : Un tour à Séville. Depuis que Jac a découvert un magasin de pièces détachées informatique, on a parfois cette excuse pour aller en Ville. Bien sûr, il y a toujours l'appareil photo... au cas où l'inspiration viendrait ! Et à Séville, ça ne manque pas.
En traversant le parc Murillo, à côté des jardins de l'Alcazar, Jac prend quelques photos. Mais sur l'écran de l'ordi, ça ne donne rien de valable. D'ailleurs, comment peut-on prendre en photo un eucalyptus aussi haut qu'un immeuble de 15 étages, en centre ville ! Bon, on a essayé.
Sur l'avenida San Fernando, en face de l'Université, on fait une pause chocolat chaud avec des churros (beignets). Il est déjà 14 h. On n'aura sans doute plus très faim pour manger quelque chose en rentrant déjeuner au bateau !
Le tram de Séville, avenida San Fernando (nos mueve = il nous bouge) - voir vidéo.

Puis on retourne prendre notre bus pour rentrer à Gelves. L'arrêt du bus est sur le Paseo de las Delicias, une grande avenue qui longe le fleuve. En face, c'est le Palacio de San Telmo, où siège la présidence du Gouvernement.
Le système de communautés autonomes, en Espagne :
L'Andalousie, avec pour capitale Séville, est une des 17 Communautés autonomes d'Espagne.
Ces Communautés ont une importante autonomie par rapport au Gouvernement central. Toutefois, l'Espagne ne fonctionne pas comme les Etats-Unis car les Communautés ne sont autonomes que pour le législatif et l'exécutif . Et elles ont une dépendance judiciaire commune avec l'Etat central.
Chaque Communauté autonome est composée d'une à neuf provinces (50 provinces pour tout le pays, et les deux villes autonomes de Ceuta et Melilla sur le continent africain).
Le castellano (l'espagnol qu'on apprend à l'école) est la langue officielle du pays. Mais il y a des langues régionales (galicien, basque, catalan, valencien). Au Parlement, ces quatre langues co-officielles sont autorisées (lu dans El Mundo).
En face de l'arrêt du bus, le palais de San Telmo

Et derrière nous, le Guadalquivir.

Pour attendre son bus, c'est plutôt un cadre agréable !
Encore une journée qui a passé sans s'en rendre compte. Une dernière photo avant que la nuit arrive...
Vue du bateau 17 h 45 - les eucalyptus, sur les rives du Guadalquivir.

9 janvier : La vie de tous les jours... ce matin, coiffeur. A naviguer et vivre sur un bateau, ce n'est pas toujours facile d'aller chez le coiffeur. Donc, une ou deux fois par an, il faut égaliser la coupe-maison. Je ne trouve qu'un seul coiffeur ouvert, à Gelves. La crise ?
Extérieurement, il ne paie pas de mine, malgré son nom Centro de Belleza. Surtout comparé aux salons de coiffure tels qu'ils sont en France. Je dois tout de même prendre rendez-vous pour le lendemain. Lavage, super coupe, petit brushing, causette, tout parfait ! Mais au moment de payer, j'ai cru mal comprendre le prix. Elle parle vite, avec l'accent andalou. Je redemande. Oui, c'est bien 7 €... sourire inclus !
12 janvier : Réveil dans le brouillard. A 150 m, on ne distingue plus rien. Il faut attendre 14 h pour revoir du bleu. Côté température, le matin c'est tout de même un peu frais. Sans doute, une période « froide » qui passe.
15 janvier : On prend la météo. Effectivement : vague de froid. Pas terrible sur le sol français ! De la neige sur une grande partie du pays... Ici, la brume n'est pas revenue. A 10 heures, on a tout de même déjà 15° et le ciel n'arrête pas d'être bleu. A midi, il fait vraiment bon. Notre ami Gérard passe nous voir... en short. Demain, petit repas sur son bateau.
17 janvier : Ce matin, les courses. En Espagne, quels sont les taux de tva sur l'alimentaire ?
Un exemple : 4 % sur le pain, 10 % sur le thé, 21 % sur les alcools.
Pour aller au supermarché, on longe le Guadalquivir sur 1 km par un petit chemin de terre. Il fait beau et plus de 20°. On croise toujours un cycliste, un jogger ou un promeneur. Aujourd'hui, c'est Diana. Elle en profite pour nous inviter à son birthday, dimanche.
19 janvier : Météo inhabituelle. Il pleut. Le vent est violent. Rafales à 50 nds (90 km/h), à l'aéroport de Séville. Ici, dans les terres, le vent est rare. Un vent fort est encore plus exceptionnel. En hiver, les dépressions passent plutôt sur la Bretagne. Mais, dans quelques jours, ce sera passé. La neige en France et dans la moitié nord de l'Espagne, par contre, elle semble durer...
Dimanche 20 janvier : Après-midi festive. Nous fêtons donc les …. On ne les compte plus. Chaque année, Diana rajeunit. On compte à rebours. Ca lui convient. Notre doyenne est en pleine forme.
« Happy birthday, Diana ! Feliz cumpleaños »

22 janvier : La météo est maussade. Jac fait un tour sur le chantier, au cas où l'inspiration photo viendrait.
Photo de la barge qui drague la marina, son tuyau pour évacuer la vase, et la petite annexe pour revenir à quai.

Autre trouvaille, une grosse annexe qui ne tombera pas en panne moteur !

On repart à Séville. Entre deux averses, un vendeur ambulant gagne sa journée : 3 € le parapluie. Et en passant devant l'Université, on craque à nouveau pour le chocolat chaud et les churros... mais pas en terrasse. Il pleut.

Retour à l'arrêt du bus. Non, le chauffeur ne conduit pas avec son téléphone portable. Nous sommes au terminus. Départ dans cinq minutes...
Terminus du bus Séville-Gelves-Puebla del Rìo, paseo de las Delicias.

Sur le trajet Séville-Gelves, le bus passe devant l'emplacement de la Feria. Cette année, elle se déroule du 16 au 21 avril. Les ouvriers sont déjà sur le terrain pour monter les casetas et la gigantesque arche d'entrée (ici, sur la photo).

25 janvier : Il a dû bien pleuvoir en amont du Guadalquivir. Il y a à nouveau du bois en dérive sur le fleuve.
Un choc fait bouger le bateau ! Ce gros morceau de tronc a dérivé sur nous.
Heureusement, c'était marée haute et il y avait peu de courant...
Coup d'oeil au niveau d'eau dans les barrages en amont, et à la météo... Ca s'améliore, sur les huit jours à venir. Un jour de ciel gris pour 6 jours de ciel bleu.
L'hiver s'éloigne. Les vendeurs de fraises reviennent, en bord de route. On achète nos premières fraises à 2 € le kg. Elles sont parfumées. Pour l'instant, on préfère les manger nature. Pour les confitures, on attend de se lasser de les voir à tous les desserts.
29 janvier : Encore la vie de tous les jours. Je me décide à voir un dentista. Problème, effectivement. Radio, mise sous antibiotiques après questionnaire santé, « revenez dans 8 jours, si vous avez toujours mal.. ». « Combien je vous dois ? » RIEN, rien pour la radio, rien pour la consultation. Je regardais les tarifs : 800 € (implant+in-lay+couronne). Mais le dentiste ne m'en a même pas parlé. La vie de tous les jours... comme les espagnols !
31 janvier 2013 : Sur le fleuve, couleur café au lait, un cormoran. Ou ce qui lui ressemble, car la mer est à 60 km à vol d'oiseau.

On termine ce mois de janvier dans la douceur. Après le repas de 15 h, je m'installe avec un livre, côté terrasse (le cockpit). Au soleil, beaucoup trop chaud ! Il fait 39°. Et même à l'ombre... 24°. Mais l'« hiver » andalou n'est pas encore fin. Dans la matinée, c'est moins de 10°.
Février 2013
1er février : Notre ami argentin passe au bateau avec plusieurs kg de pamplemousses. Il a des amis qui ont un jardin. Ici, ce n'est pas dans les habitudes alimentaires. On en trouve ni au marché, ni au supermarché. Pour ceux qui naviguent, c'est un fruit très apprécié car il se conserve 2 mois. Mais, tout de même, il nous en a donné beaucoup. On fait quelques pots de confiture. Voir recette ICI.
Un tour à Gelves...


Devant la bibliothèque municipale, le «papillon, sorti libre de sa chrysalide», sculpture symbolique «pour une société sans violence de genre», inaugurée en 2009.

5 février : C'est au tour de Jac d'avoir quelques soucis. On va à l'ambulatorio (dispensaire) de Gelves... A cette consultation, on n'a rien payé. Habitués au médecin de famille avec lequel on dialogue, le système est un peu déroutant. Voir page « vie pratique - santé » ICI. Mais toute l'Espagne se soigne ainsi.
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10 février 2013 : Barbecue. Ça faisait longtemps ! Janvier, nous a tous fait hiverner, comme nos bateaux. Aujourd'hui, on ressort les planches et les vieilles chaises du chantier. Le soleil est présent. Chacun apporte sa viande à griller. Tout le reste est partagé, comme d'habitude. Et cette fois-ci, on ne parle qu'anglais.
On a tous des projets de « voir ailleurs ». Un voilier sous pavillon britannique sera le premier à redescendre le Guadalquivir, dans quelques jours. Pour eux, ici, ce sont déjà des températures estivales. Les autres veulent rester à Séville pour la Semaine Sainte, ou la Feria.
15 février : On a pris l'habitude de mettre un tas de miettes dans un coin du cockpit, pour les moineaux. Ils viennent de plus en plus nombreux picorer. Ils gazouillent comme pour annoncer le printemps. Nous aussi, on ressort de notre hibernation. On regarde la carte des randos aux alentours de Séville... avant un plus grand voyage.
Et pour parler navigation, on a eu des nouvelles de Pierre et Any (sur Troll). Ils ont quitté les îles du Cap Vert direction le Brésil. Le grand pas est franchi !
Une belle fin de journée...

16 février : Les fraises continuent de mûrir à Huelva. Les prix baissent. Achat de 2 cageots de fraises pour 5 €. Soit 1,25 € le kilo. Et elles sont bonnes et parfumées. Cette fois, on refait un plein de confitures. Décidément, l'hiver andalou ne manque pas d'atouts !

19 février : Période pluvieuse. Hier, on a même eu un grain avec orage. Il a duré un quart d'heure. Le ciel reste gris. Dans la journée, il peut tomber un déluge, comme quelques gouttes. Mais vraiment 3 gouttes. On les compte sur les hublots ! On surveille à nouveau le niveau d'eau dans les barrages en amont du fleuve... www.embalses.net
Le Guadalquivir prend sa source dans la sierra de Cazorla, au nord de la sierra Nevada, à 500 km d'ici. Pour optimiser l'utilisation de l'eau des pluies et fonte des neiges, le fleuve et ses affluents ont de nombreux barrages. Quand les réserves sont pleines, ils délestent.
Malgré le ciel gris, Puerto Gelves fait le plein de camping-cars. Il y en a une vingtaine. Ce sont les vacances de février. Ça bouge !

25 février : Heureusement, le soleil est revenu. Car au réveil, ce matin, c'était à peine 2°. Dans la journée, ça remonte à 15° et bien plus au soleil. Mais à regarder la carte de France sous la neige, on reste favorisés.
Séville
On est déjà allés plaza de la Encarnación. Sous la place, des ruines archéologiques datant des époques romaine et musulmane.

Au-dessus de la place, le « Parasol » où on n'est jamais montés. C'est la plus grande construction en bois au monde, inaugurée il y a deux ans.
Metropol Parasol


Pour monter 1,35 €. Un ascenseur nous mène au niveau 3. Il y a un café-restaurant. Et de là, part une sorte de couloir pour se promener sur le « toit » du Parasol.
Malgré les solides grillages, on est tout de même bien haut... avec le vide autour. Je préfère attendre Jac, qui va prendre des photos pour moi. De là-haut, on voit tout Séville.



Au loin, au milieu de la photo, on aperçoit la cathédrale et sa Giralda.
Un jardin suspendu, qui perd tout son attrait lorsqu'il y a des touristes sur le toit du Parasol.

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ón Alimentaria). Très localisée sur les villes voisines de Gelves, la riziculture produit tout de même plus de 300.000 tonnes par an. Soit 40 % de la production espagnole.
ía.


