SEVILLE encore une fois

Publié le par voilier-coquillage

 

 

 

ESPAGNE

 

Notre deuxième remontée du Guadalquivir

 

 

Lundi 7 novembre 2011 : 0n ne sait pas encore si on va faire route en une seule étape de Sanlúcar de Guadiana/Alcoutim (Portugal) à rio Guadalquivir (Espagne). Une trentaine de miles jusqu'à l'embouchure du Guadalquivir. Soit environ 8 heures de nav car il n'y a pas de vent. On profite de la marée descendante pour nous diriger vers la mer. Finalement on continue. On naviguera de nuit ! Elle sera longue pour traîner à la voile, et arriver avec le jour à l'embouchure du Guadalquivir. Mais c'est vraiment trop lent, et Jac met le moteur.

 

A la sortie du Guadiana, il y a beaucoup de casiers de pêche, comme à la sortie de Faro. Un peu plus loin, dans la nuit, une vedette de la police espagnole nous éblouit et appelle en VHF : « où allez-vous ? D'où venez-vous ? Combien de personnes à bord ? C'est tout. Bonne route ! » Puis, en arrivant de nuit vers le Guadalquivir, les chalutiers sortent du fleuve. Jac en compte une trentaine et il est obligé de rester en veille constante. Il n'aura pas beaucoup dormi, cette nuit !

Finalement, on mouille à 6 h du matin sur le grand fleuve, près de Sanlúcar de Barrameda. A cet endroit, le Guadalquivir fait 1 km de large.

 

 

Mardi 8 novembre : On lève l'ancre à midi, avec la bonne marée, et part mouiller dans le rio Guadiamar, un affluent du Guadalquivir (voir page cartes). Les canards s'envolent à notre arrivée. Ils ne reviendront pas. Il reste les pique-bœufs sur des taureaux, dont il ne sort que la tête à cornes dans les roseaux... et quelques cigognes sans nids haut perchés. Il n'y a aucun arbre. Que c'est plat, après les rives vallonnées du Guadiana ! Déjeuner à l'heure espagnole, vers 15 h. Repos. Calme absolu. Trop, même ! On y restera jusqu'au lendemain matin.

 

Rio Guadiamar, près du Parque Nacional de Doñana

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Mercredi 9 novembre : Dans la matinée, on repart. On prévoit de passer la nuit à notre « mouillage des cigognes » avant de continuer sur Gelves (Séville). Petite déception : aucune cigogne. Tous les nids sont inhabités. Elles ont dû migrer vers des terres plus chaudes pour l'hiver. On continue notre route.

 

Sur le rivage, tout est calme. Ici, des chevaux.

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Plus loin, des oiseaux que le moteur dérange.

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Sur le rivage, de temps à autre, des hérons cendrés. Jac cherche les bêtes à plumes...

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Contrairement à notre premier passage, en avril dernier, les crevettiers sont en activité. C'est la bonne époque. 2011 11 09-165608

 

On continue notre route et arrivons à Gelves vers 17 h. On mouille dans le fleuve pour la nuit. On verra, demain, pour une place au ponton.

 

 

Jeudi 10 novembre : Ça nous fait tout drôle d'être à nouveau à Puerto Gelves (voir articles d'avril à juillet 2011). Dans la matinée, on amarre Coquillage au ponton. Nos nouveaux voisins viennent nous dire bonjour. Ils ont un pavillon argentin, port d'attache Buenos-Aires.

On passe au bureau pour les formalités et prend racine pour trois mois... Un hivernage à Gelves (Séville). On a beaucoup de choses à faire, dont finir le bateau en détail, le préparer pour de plus longues navigations, et pour Jac visiter Séville. Je me ferai cependant un plaisir de tout revoir avec lui. Séville est une grande et belle ville.

Et pour ne pas nous déplaire non plus d'être ici, la température est très agréable pour une mi-novembre. Jac a ressorti le short, et moi la frileuse j'ai le tee-shirt et les pieds nus.

 

 

Vendredi 11 novembre : On reprend nos marques dans ces lieux familiers. Ce matin, un plein alimentaire à Mercadona. Et c'est reparti dans les confitures d'oranges. Les 10 kg d'oranges du verger à côté du chantier sont vendus 3,50 €. En une année de navigation, on commence à épuiser nos réserves de figues, oranges et melon. Il est temps de refaire le plein des bocaux.

 

 

Mardi 15 novembre : Réveil dans la brume. On aperçoit progressivement la rive d'en-face.

Coquillage au ponton de Puerto Gelves

 

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Petit à petit, le ciel se dégage. Il fait doux. Nous partons pour Séville. Le bus habituel...

Séville est moins animée qu'en été, mais il y a tout de même des touristes dans le quartier de la cathédrale. Je garde l'espoir de revoir l'Alcazar avec la foule en moins. Les terrasses de café sont plutôt désertées, sauf côté soleil. L'été passé, c'était l'inverse. Le trottoir au soleil était complètement vide.

 

 

Mercredi 16 novembre : Un peu de vent et du soleil : jour de lessive à bord... La vie, comme à terre !

 

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Vendredi 18 novembre : Journée à Séville, quartier Triana. Déjeuner tapas. Retour en fin de journée. Sur le Guadalquivir, voici FIDELIO qui arrive. On les a rencontrés à Alcoutim, sur le Guadiana.

 

 

Samedi, dimanche : Nouvelle dépression. Pluie... Diner sympa sur WHY NOT avec Gérard.

 

...

Jeudi 15 décembre 2011 : Après un séjour en famille, à Hyères-Blagnac-Tarbes, nous sommes de retour sur le Guadalquivir. A l'aller, nous avons fait Séville-Marseille avec un vol low-cost. Par contre, le retour Toulouse-Séville a été fatiguant. 22 h de bus ! confortable et bien chauffé malgré tout. Mais que de bonheur partagé, à Blagnac, avec notre petite Diane de 6 mois !

 

Photos en France :            Tarbes                                                   Blagnac

 

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Toulouse - le Capitole

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Les quais de la Garonne

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La crèche

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Dimanche 18 décembre : Les journées passent sans nous en rendre compte, mais bien remplies. A midi, déjeuner à l'heure française à bord de FIDELIO, chez Jacques et Chantal. Il y avait aussi Michel et Martine, de Montréal. On s'est régalé de poulet grillé au barbecue. Une salade à la canadienne. Des oeufs en neige. Une belle journée et des discussions à ne plus avoir envie de partir.

 

 

Lundi 19 décembre 2011 : Sur le Guadalquivir, TROLL vient d'arriver, avec nos amis Pierre et Any connus lors de notre séjour précédent à Puerto Gelves. Nous avons aussi revu Diana, une « jeune » anglaise de 80 ans qui vit sur son bateau à demeure sur le chantier.

 

De décembre à mars, la Méditerranée est une mer difficile. La plupart des voiliers hivernent à cette période de l'année. Il y a aussi le problème du chauffage à bord. La meilleure solution reste la marina où on est à l'abri des tempêtes et où on peut se brancher sur le 220. Le bateau peut aussi être sorti de l'eau pour hiverner à terre, et en profiter pour faire des travaux. Encore des travaux ? Jac dit qu'un bateau fini est bon à jeter. Et on n'a rencontré aucun navigateur qui n'avait pas de bricolage, plus ou moins important, à faire à bord... soit pour réparer, soit pour améliorer.

 

 

Mardi 20 décembre : Très belle journée, ciel bleu, 18°... et la météo nous prévoit ce temps-là pour les 8 jours à venir. Nous allons pouvoir profiter des décors de fin d'année à Séville.

Bientôt une nouvelle année...

Nous n'avons pas fait de grandes navigations en 2011, mais chaque fois qu'on se plaisait quelque part on y restait jusqu'à saturation. Le temps ne nous manque pas. Il faut aussi profiter des moments présents, ici ou ailleurs, tant que l'on peut. Pour 2012, nous prévoyons de partir aux Açores au printemps. Mais demain est un autre jour. Souvent ce qu'on pensait faire ne se faisait pas. Nous devions seulement faire escale à Carthagène. Nous y sommes restés tout l'hiver 2011.

 

Carte de notre première année de navigation, à bord de Coquillage version monocoque.

carte 1 an de navigation 

 

A tous et toutes, nous souhaitons de très bonnes fêtes et une feliz año nuevo.

 

petits coquillages 

 

 

 

 

 

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